Selon différents recensements effectués par, entre autre, l’Association canadienne pour l’intégration communautaire (ACIC), environ 50 % des personnes ayant une déficience intellectuelle (DI) ont recours à l’aide sociale comme unique source de revenu.

De plus, au Canada, il est aussi recensé que seulement 30 % des personnes ayant une déficience intellectuelle (DI) ont un emploi rémunéré.  Selon les chiffres identifiés, le salaire de ces personnes est environ 50% moindre que la population en général.

Les personnes en âge de travailler sont trois fois plus susceptibles que les autres Canadiens de vivre dans la pauvreté.

Malgré qu’aucun recensement formel ne soit effectué, il est plausible de croire que le contexte est semblable pour les personnes ayant un trouble envahissant du développement (TED).

PORTRAIT DE NOTRE RÉGION DE SAINT-JEAN SUR RICHELIEU ET LES ENVIRONS :

Les SRSOR, sur le territoire de Saint-Jean-sur-Richelieu seulement, desservent un total de 544 personnes de plus de 18 ans ayant une déficience intellectuelle (DI) ou un trouble envahissant du développement (TED).   

La majorité de ces personnes habitent dans des résidences soit de type ressource familiale ou de type ressource intermédiaire.  Elles défraient un montant mensuel d’environ 720 $ simplement pour se loger et se nourrir.

Une centaine d’usagers des SRSOR, habitent en appartement sur le territoire de Saint-Jean-sur-Richelieu et des environs.  Considérant le coût de la vie, on peut croire que se loger et se nourrir, dans leur cas, dépasse les 720 $.

Considérant que dans le cas des personnes ayant une déficience intellectuelle (DI) et/ou un trouble envahissant du développement (TED), on parle  de façon générale, d’un revenu annuel de seulement   11 000 $ et que le seuil identifié comme étant « de faible revenu » en 2012 était de 23 000 $, il semble juste de croire que simplement dans la population desservie par les SRSOR sur le territoire de Saint-Jean-sur-Richelieu et des environs, 544 adultes vivent sous le seuil de la pauvreté.

PAUVRETÉ : RÉALITÉ DES PERSONNES AYANT UNE DÉFICIENCE INTELLECTUELLE (DI) ET/OU UN TROUBLE DU DÉVELOPPEMENT (TED)

Les impacts de la pauvreté en tant que tel, à la base,  sont les mêmes pour tous.

Par contre, il semble juste d’affirmer que les personnes atteintes d’une déficience intellectuelle (DI) et/ou un trouble envahissant du développement (TED) peuvent avoir de plus grands obstacles à  l’amélioration de leur situation financière considérant les difficultés chroniques à obtenir un emploi rémunéré.

L’accès aux services de soutien dans la communauté peut aussi être significativement diminué considérant les limitations fonctionnelles souvent associées à la déficience intellectuelle (DI) et/ou aux troubles envahissant du développement (TED).

La réalité des personnes adultes ayant une déficience intellectuelle (DI) et/ou un trouble envahissant du développement (TED) est donc de vivre sous le seuil de la pauvreté avec très peu d’opportunités d’amélioration de leur situation ni à court, ni à moyen, ni à long terme. 

But :     

  • Dans le respect de la mission de la Fondation Le Renfort Grande Ligne et plus particulièrement le fait de contribuer à l’amélioration de la qualité de vie des personnes ayant une déficience intellectuelle (DI) et/ou un trouble envahissant du développement (TED) et dans le respect des valeurs des SRSOR incluant l’approche positive et la valorisation de l’auto détermination de la personne, le but premier de ce projet est :
  • D’offrir un soutien financier aux personnes adultes ayant une déficience intellectuelle (DI) et/ou un trouble envahissant du développement (TED) selon LEUR PROPRE évaluation de leur besoin prioritaire afin d’arriver à améliorer leur qualité de vie.
  • Le but n’est pas de remplacer les organismes déjà existants dans la communauté intervenant en soutien à la pauvreté  mais plutôt d’innover en offrant un soutien financier selon les besoins et désirs de la personne elle-même (autodétermination).